Christopher Nolan et le temps, une histoire de cinéma

Inception, Interstellar, Dunkerk, 1917, et bien plus, ces films ont tous un point commun : leur réalisateur. Au cas où vous vivriez dans une grotte, ce-dernier n’est autre que Christopher Nolan. Si ses œuvres fascinent autant le public, ce n’est pas uniquement pour leurs budgets colossaux ou leurs images spectaculaires. C’est surtout parce qu’elles interrogent un concept universel : le temps.

Le temps vu par Nolan

Pour le cinéaste, le temps s’étire, se fragmente, se superpose et parfois même s’inverse. “Le temps est le plus cinématographique des sujets” a déclaré le réalisateur durant une interview à l’occasion de la sortie du film Tenet en 2020. C’est ainsi que la question temporelle s’immisce dans ses réalisations. Dans Inception, le temps se dilate au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans les niveaux de rêve, Dunkerke adopte trois temporalités différentes pour raconter une même bataille et dans Interstellar, le temps devient cruel en transformant quelques heures en décennies.

Son obsession, reflet de problèmes sociétaux ?

« Nous sommes tous pris dans le plus grand des mystères : le fait de vivre dans le temps ».

Sa manie d’utiliser le temps n’a rien d’anecdotique. Après tout, elle résonne fortement avec nos sociétés où tout semble aller trop vite. Le cinéma de Nolan capte cette anxiété contemporaine : le manque de temps, la peur de le perdre, l’impossibilité de le maîtriser. Derrière la complexité de ses scénarios, une réflexion plus large se dessine. En mettant le spectateur face à des récits déroutants, Christopher Nolan invite à accepter l’incertitude et le doute.

Valeur sûre ou pari risqué ?

C.Nolan ne propose pas un cinéma facile, mais un cinéma exigeant. Loi des schémas classiques et prévisibles, le réalisateur s’est imposé en maniant le temps comme une matière vivante et en créant sa propre signature, reconnaissable entre toutes.

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